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 | Peuple normand, une culture assassinée |
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Peuple Normand
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Peuple normand
Peuple Normand, voici deux mots qui accolés sont tabous depuis deux siècles, mais hormis dans les livres d'histoire français, les Normands furent un peuple. Un peuple qui plus que tout autre a marqué l'histoire et changé la face du monde. Un peuple fort dont le seul nom inspirait le respect et la crainte. Un peuple dont les seuls ennemis héréditaires furent comme l'écrivait notre poète Wace, les Français. Pendant presque trois siècles d'indépendance nous les avons humiliés par notre bravoure qui répondait à leur lâcheté, Eux, pour qui notre existence même était la preuve de leur insupportable médiocrité. Cette vérité historique la France à tout fait pour la gommer, et quelle revanche plus cruelle peut on faire endurer à un peuple que de nier son existence même, effacer sa mémoire et détruire son identité. Ainsi en prétendant unifier on arase, éduquer on détruit, administrer on opprime. Notre génocide fut culturel et nos chambres à gaz des salles de classes, C'est de cette réalité qu'il faut prendre conscience, laver son cerveau des mensonges martelés à l'école et dans les livres bien-pensants, dans les discours d'un État jacobin qui n'ouvre ses bras que pour étouffer et ne tend la main que pour bâillonner. Je ne demande pas à ce que l'on croit nos mots comme paroles d'évangile; on ne sort pas d'un mensonge assimilationiste vieux de plusieurs siècles comme on se réveille d'un mauvais rêve, mais, parfois, pour sortir de la nuit il suffit d'une petite lumière à l'horizon. Si le Normanring peut être cette petite lumière, alors nous n'aurons pas vécu pour rien.
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Notre fierté en notre langue
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Sur le ducs e ses Normanz Li ducs, k'avertiz fu e vaillanz
Sa gent reapele e amoneste: 'Ke put estre,' dist il, 'ceste Cüardie, segnurs normantz, Ki ancesurs ave[z] si grantz? Reis Rou ki as coups de lance Descumfist le rei de France E le mata enmi sa terre Par force de bataille e guerre, E ducs Richard k'aprés li vint, Ki li diable ateint e tint E le venquit e le lïa – E vus failliz forlignez ja! Sivét moi, ma gent demeine!' Atant s'est turnez par la pleinne E fait en un val parfund Des plus hardiz ki i sunt Muscer, e cist sunt en agueit Geske li ducs mester d'eus eit.
de eus
Flores Historiarum, I, 591–94.
Voici les mots de Guillaume à ses compagnons à la veille de la bataille d'Hastings, à méditer...
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